Les 12 points communs entre les Jeux Olympiques et les concours d’orthophonie !

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  1. « Inscriptions, piège à cons ! » JO et concours d'orthophonie

Souvent les athlètes disent que le plus dur n’est pas de participer aux JO, mais d’y arriver, non blessés, après avoir accompli un travail de préparation titanesque ! Même chose pour les candidats aux concours qui, eux, en plus, doivent clore l’inscription dans les délais après avoir dompté les dossiers d’inscriptions souvent incompréhensibles…

  1. S’inscrire… Puis s’inscrire dans la durée !

Devenir champion, c’est s’astreindre à une hygiène de vie sur le long terme. Idem pour réussir l’un des dix-neuf concours d’orthophonie ! Etre champion c’est des années de sacrifice… Réussir le concours d’orthophonie, c’est au moins un an de préparation intensive !  Car, quel élève de Terminale normalement constitué peut réussir une dictée de Pivot sans faute et connaître le palmarès cinématographique et sportif de l’année ?

  1. Où sont les hommes ?

Les concours d’orthophonie, c’est un peu comme la natation synchronisée aux JO ! On a l’impression que c’est interdit à la gente masculine, tant celle-ci se fait rare… Pour rappel, 3% seulement des orthophonistes sont des hommes !

  1. Des chiffres et des lettres : un concours complet !

Des écrits, des oraux ; de la grammaire, de la conjugaison et du vocabulaire niveau Académie française ; des dissertations en 20 minutes, d’autres en 2 heures ; des épreuves de créativité ; du chant et du mime ; de la culture générale niveau Genius ; mais aussi des mathématiques et de la biologie ! Bref, en plus de s’ancrer dans une année marathon, ces concours sont des décathlons où les points faibles sont interdits !

  1. La force mentale !

Travailler et travailler encore ; croire en soi toujours ! C’est valable pour un(e) champion olympique (Emilie Andéol pour ne citer qu’elle) comme pour un(e) lauréat(e) du concours d’orthophonie ! Le mental est aussi important que le physique ou que les heures passées sur son Grevisse et son Robert

Riner et Andéol, doublé pour le judo franças Source AFP

Riner et Andéol, doublé pour le judo français Source AFP

  1. Gare au bluff !

« L’essentiel c’est de participer » Il est bien gentil le baron de Coubertin, mais quand on s’inscrit à un concours ou quand on participe à un match, un combat, etc., c’est pour gagner. Ceux qui vous disent le contraire bluffent ! Et ça arrive aux JO comme devant les amphis des concours…

  1. Surprise surprise !

« A point négatif ou non ? » « Le QCM tient compte de la réforme de l’orthographe ou pas ? » Il y a des règles et des règlements qu’on (re)découvre ou qui changent pour certains sports… Mais au moins au tennis de table, les pongistes le savent à l’avance. Ce n’est pas toujours le cas des candidats orthophonistes qui se demandent toujours le barème de tel ou tel QCM…

  1. « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin… »

Derrière chaque performance individuelle, il y a des efforts ou un travail collectifs… La maman de Teddy Riner lui prépare toujours sa valise, comme vos parents vous conduisent parfois jusqu’à vos concours… Les sportifs ont un coach et des sparring-partners attitrés, un peu comme votre sœur, ou votre petit ami qui s’amusent à vous faire des dictées ! Qu’on se le dise : votre réussite sera aussi celle de votre entourage !

  1. Gare au cliché !

Non, il ne suffit pas de ramer, courir, pédaler, tirer, ou nager bêtement pour devenir un champion… Comme il ne s’agit pas de jouer avec des enfants pour être orthophoniste ! Il en va de certains sports comme de certaines professions ou concours : on en parle une fois tous les quatre ans pour les JO, une fois par an pour les concours. Et encore…

Pourtant, les efforts consentis mériteraient au moins autant de considération que d’autres sports ou d’autres professions vénérés par les médias ou l’opinion publique…

  1. La chance, la réussite, ça se provoque !

On a beau tout préparer, tout envisager, il y aura toujours des surprises ! Demandez à Florent Manoudou, à Renaud Lavillenie ou à Earvin Ngapeth et sa team Yavbou… C’est le charme du sport comme de ces concours d’entrée en écoles d’orthophonie ! Cette petite part de (mal)chance, inhérente aux sports comme aux concours, d’aucuns disent qu’il faut savoir la provoquer…

  1. Une finale, ça se gagne ! Un oral aussi !

Se qualifier pour une finale, c’est un peu comme être admissible à l’oral ! On a franchi une étape. On peut commencer à rêver. Mais rien n’est encore fait ! Et ne pas obtenir de médaille, c’est comme ne pas être admis. Après, ceux qui échouent au pied du podium peuvent toujours attendre une disqualification pour dopage, comme d’autres attendent la remontée de la liste complémentaire…

  1. Pour achever le tableau !

Le tableau des médailles, c’est comme le tableau des désistements : on le regarde tous les jours, chaque heure s’il le faut, pour espérer une amélioration…

Maintenant, il n’y a plus qu’à voir Nelson Monfort à la sortie du prochain concours d’orthophonie pour interviewer les candidats, et la boucle sera bouclée ! Et qui sait, si vous partagez cela, peut-être viendra-t-il jusqu’à Besançon en décembre prochain ? Vous pourrez en profiter pour médiatiser le déséquilibre avec lequel est traitée la profession…

N.Monfrort 2001 AFP Jacques Demarthon

N.Monfort 2001 AFP Jacques Demarthon