« Orthophonie, tous touchés, tous concernés » Journée de mobilisation du 29 mars

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Ce jeudi 29 mars a eu lieu une journée nationale de mobilisation des orthophonistes et des étudiants en orthophonie. A Marseille, professionnels et étudiants ont manifesté sous l’ombrière du Vieux-Port, entre midi et 13h. En blouse blanche ou en pull rouge, ils ont crié leur colère pour interpeller les passants et le Ministère de la Santé, Agnès Buzyn en tête…

Les raisons de la colère : « En 2018, on est encore… au XXe siècle ! »

Conséquence de la réforme de la masterisation initiée en 2013, l’année 2018 verra donc les premières promotions d’orthophonistes diplômées après cinq d’études après le baccalauréat… Ce serait une excellente nouvelle si la grille salariale des orthophonistes travaillant en salariat, elle, n’était pas restée bloquée au XXe siècle !

En effet, cette grille salariale des orthophonistes, travaillant en hôpitaux essentiellement, est restée bloquée à un niveau bac+2 (autrement dit, à peine plus qu’un smic). Non seulement ce manque à gagner financier est indigne – laisserait-on pareille situation si ces professionnelles n’étaient pas à 97% des femmes ? -, mais il impacte durablement et profondément notre système de santé et nos services de soins ! Car, un orthophoniste payé au lance-pierre ne peut durablement rester et s’investir dans un service hospitalier… Et pourtant ! C’est à l’hôpital que devraient être rééduqués en urgence de nombreux patients, notamment ceux ayant été victimes d’un AVC – et il y en a plus de 100 000 chaque année en France ! – : plus la rééducation commence tôt après un tel accident, plus elle est efficiente.

Ainsi, la formule « orthophonie, tous touchés, tous concernés », répétée partout en France aujourd’hui, est bien plus qu’un slogan : c’est une réalité ! Une triste réalité que le vieillissement de la population et l’accélération du temps et de nos modes de vie ne font et ne feront qu’aggraver… Et quand notre voisin, notre enfant ou nos proches seront à leur tour touchés, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ! Et le Ministère non plus…

M. Callamand